Paris Des Origines Au Moyen Age
Histoire de Paris France

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Saint Apostles, Notre-Dame de Paris - PARISIA presents History of Paris France, Historical Paris France.

Saint Apostles, Notre-Dame de Paris


Notre-Dame de Paris Portail - PARISIA presents History of Paris France, Historical Paris France.

Notre-Dame de Paris Portail

Lutecia fut refondée sur le site d’une capitale gauloise "l’Oppidum" qui représentait le chef-lieu de la tribu des Parisii, dans une île de la Seine. Le nom de "Paris" apparaît au IIIè siècle; la ville ayant pris le nom de la peuplade dont elle est le chef-lieu.

Lutèce prend le nom de Paris ou "Parise" à partir du IVè siècle après J.C.

Après les invasions germaniques en 257 et 276, à la fin du IIIè siècle, une enceinte vient entourer l’Ile de la Cité pour protéger le noyau de l’agglomération

A l’origine, Lutèce, (Cité des Parisii) petit peuple de la Gaule Celtique n’occupait que l’Ile de la Cité.

A l’époque romaine, la ville s’installe sur la montagne Sainte-Geneviève puis le praetorium (siège du commandement militaire chez les romains) se trouvait dans l’Ile en une place fortifiée là où s’élève aujourd’hui le Palais de Justice.

Un temple se dressait à l’endroit qu’occupe actuellement Notre-Dame. C’est très probablement dans l’Ile de la Cité que fut fondé le premier lieu de réunion des chrétiens.

Pour garantir la frontière du nord-est plusieurs empereurs romains séjournèrent à Lutèce, en particulier, Julien l’Apostat, de 358 à 360, puis Valentinien 1er en 365.

Dès 275 la ville était en grande partie détruite. Du IIIè au Xè siècle Paris conserva la population qu’elle avait à la fin du Haut Empire soit environ vingt mille habitants.

En 508, le Maître de la Gaule, Clovis, fixe le siège de son royaume à Paris. Il donne à cette modeste cité un indéniable prestige et y fait construire la Basilique des Saints Apôtres (future Abbaye Sainte-Geneviève) qui a contribué à sa conversion et la première basilique Saint-Denis.

Childebert 1er, troisième fils de Clovis, roi de Paris pendant 47 ans, édifie Saint- Vincent et Sainte-Croix (aujourd’hui Saint-Germain-des-Prés) ainsi que la cathédrale Saint-Étienne le plus vaste édifice de la Gaule chrétienne, dans l’Ile de la Cité près de son palais. Ses descendants héritent de cette prédilection pour le pays parisien mais ne résident pas dans la ville elle-même.

Les villas royales s’élèvent à Clichy, à Chelles, à Nogent. Dagobert (roi de 629 à 638) rénove la Basilique Saint-Denis. Il sera le premier roi à s’y faire enterrer. A cette époque la rive droite est couverte de bois et de marécages dont émergent, sur des monceaux de graviers, quelques églises : Saint Gervais, Saint-Jacques, Saint-Laurent.

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Saint Germain des Près

A l’époque mérovingienne on dénombre sur la rive droite quatre églises contre douze sur la rive gauche. Peu à peu la vie se développe autour de ces églises notamment Saint julien le Pauvre, Saint-Marcel, et Saint-Germain-des-Prés qui connaît une fortune extraordinaire.

Au début du IXè siècle l’abbaye comporte près de deux cents moines. Son rôle dans le développement de la rive gauche est certain. La cité seule reliée aux rives par deux ponts de bois, le Grand Pont et le Petit Pont, est densément bâtie. Puis vient une période sombre et terrible. Le rôle politique de Paris, faible sous les Mérovingiens, devient nul sous les Carolingiens. Pépin le Bref est enterré à Saint-Denis mais son fils Charlemagne est enterré à Aix-La-Chapelle.

Mal défendue, Paris devient la proie des Normands. Ceux-ci pillent et brûlent la ville à plusieurs reprises à partir de 845 et lors du grand siège de 885/6.

La population des faubourgs s’enferme dans la Cité lorsque vient le danger en ayant soin de transférer les corps saints vénérés dans des sanctuaires suburbains par crainte des profanations.

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Charlemagne

Au terme de longues résistances héroïques Paris est sauvé mais les faubourgs sont anéantis et les églises dévastées. Puis Paris revient au centre du pouvoir avec les Capétiens.

Au Xè siècle la prospérité revient, l’activité marchande va lui donner son essor. La rive gauche, moins favorisée, est surtout livrée à la culture.

Vient alors le règne le Philippe Auguste. Ce roi fonde en quelque sorte Paris une seconde fois. Il y établit la Royauté. Il aime la ville où il est né, il y réside. Il se marie à Saint-Denis. Sous son règne, la ville est assainie, pavée, pourvue de fontaines. Il donne à Paris ses limites et sa sûreté et réalise un ensemble défensif important capable de résister aux assauts du Roi d’Angleterre. Il fait construire le Louvre, puissante forteresse tournée vers la Normandie dont la grosse tour devient le symbole de l’autorité royale.

En 1210 la rive gauche dont le peuplement provient de l’Université est close à son tour. L’enceinte englobe l’Abbaye Sainte-Geneviève mais laisse de côté Saint-Germain des Près, le bourg étant coupé en deux. Elle comporte trente-trois tours au Nord, trente-quatre au sud ainsi que douze portes, six sur chaque rive.

On distingue alors trois portes dans Paris. La rive droite désignée comme « la ville », la rive gauche comme « l’université », et la Cité, cœur politique et religieux, seul point de grandissement du fleuve.

A cette période de succès pour la monarchie correspond une période de prospérité que Paris n’a encore jamais connue. Dès lors et pour la première fois la capitale l’emporte sur toutes les autres villes pour la population, les monuments, les arts, l’activité, l’industrie.

Sous le règne de Saint-Louis, petit-fils de Philippe Auguste, Paris devient principalement un centre artistique. Deux chefs-d’œuvre de l’architecture de ce temps ont été conservés, la Sainte-Chapelle du Palais et le réfectoire de Saint-Martin des Champs.

La mort de Saint-Louis marque un recul de Paris en tant que foyer artistique mais Philippe le Bel poursuit l’œuvre de son aïeul. Il transforme le Palais de la Cité. Sous son règne s’accroît l’importance financière, politique et administrative de Paris (Parlement, Chambre des comptes, etc..).

En 1356 durant la captivité de Jean le Bon le prévôt des marchands, Etienne Marcel entreprend la construction d’une troisième enceinte. Après son assassinat, les travaux seront repris sous l’autorité de Charles V, puis sous Charles VI jusqu’en 1420.

Cette enceinte protégée à l’est par la Bastille Saint-Antoine n’enferme que la rive droite (ligne de nos grands boulevards). Contrairement à celle de Philippe Auguste dont on peut encore voir maints fragments, l’enceinte de Charles V a entièrement disparu, sauf les vestiges qui ont été mis au jour dans la cour du Carrousel. Avec la révolte d’Etienne Marcel se produit la première rupture entre la capitale et son souverain. Meurtri par ces violents événements dont il a été témoin, Charles V quitte le Palais de la Cité, ensanglanté par l’enceinte auquel il préfère les résidences de l’est (Hôtel Saint-Pol ou Château de Vincennes).

Comme plus tard Louis XIV, et pour les mêmes causes, il songe à transporter la cour entière à Vincennes mais le temps lui est compté et ce projet ne sera jamais réalisé. Puis la guerre de Cent Ans, l’occupation anglaise, la crise économique, ruinent la ville déjà décimée par la peste noire en 1348, devenue le refuge des populations suburbaines.

Vers 1420 apparaît un renouveau. Une intense activité se fait jour dans la construction d’églises et les reconstructions. A peine rentré dans Paris, Charles VII s’en éloigne pour regagner les bords de la Loire, auxquels resteront fidèles Louis XI et Charles VIII.



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